LA BLAQUIERE: MOURIR A VINGT ANS.

mars 14, 2007

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Le chanteur Eric Mattei a écrit, il y a quelques années, une chanson qui commence ainsi:
« Vingt ans. Ils n’ont que vingt ans
et ils s’en vont mourir
« .
C’était un cri terrible sur ces jeunes qui de retour de boîte, tôt le samedi ou le dimanche matin, pour un verre de trop, se tuent sur cette route de Corse qui va de Porto Vecchio à Bastia.
Mourir ainsi est insupportable parce qu’à vingt ans, « le soleil à peine levé ne doit pas se remplir soudainement d’obscurité« .

Mourir abattu, dans un bois de Grasse à coups de balles de revolver, comme un animal sauvage, est tout aussi absurde. Tout aussi intolérable.
On ne met pas des enfants au monde, nous ne les éduquons pas pour qu’ils finissent ainsi.

Dans des pays que je connais bien, en Palestine, en Irak, dans l’Algérie de la « décennie noire », j’ai mesuré le prix exorbitant que la jeunesse paye du fait d’une violence qu’elle veut fuir et qu’on lui impose.
Mais, à Bagdad ou à Gaza, on n’a malheureusement pas le choix.
Chez nous, oui.

Certes, à La Blaquière, où Talel et Younse ont grandi, Lire le reste de cette entrée »