GRASSE – CANNES: INTERCOMMUNALITES A GEOMETRIE VARIABLE.


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Les « communautés de communes » puis les « communautés d’agglomérations » ont été crées à partir des années 90 pour « mutualiser » les moyens.

En théorie, on devait leur transférer un certain nombre de compétences municipales et ce ne devait surtout pas être un nouvel échelon administratif coûteux s’ajoutant aux communes, départements et régions.
On sait ce qu’il est advenu particulièrement dans les Alpes-Maritimes.

En contradiction totale avec l’histoire, l’économie et les cohérences territoriales, les maires des villes de la Côte ont créé de véritables féodalités avec des dizaines d’embauches nouvelles sans que les communes voient diminuer les effectifs des personnels.
Le département a ainsi été « découpé » pour des logiques électorales en « tranches » mer-montagne incohérentes.
Quelle logique commune de développement peut-il y avoir entre, par exemple, Antibes et Courmes ou Caussols?

Dans la zone Cannes-Grasse, une communauté d’agglomération (la CAPAP) s’est constituée, à taille humaine, avec une charte de Moyen-Pays. Elle regroupe cinq communes: Grasse, Mouans-Sartoux, Auribeau, Pégomas, La Roquette.

En juin 2004, à la stupéfaction générale, son président M. Leleux poussé par la députée-maire du Cannet, Mme Tabarot, a essayé d’imposer un « élargissement » en faisant rentrer Le Cannet, Mougins, Mandelieu, etc qui n’ont rien à voir avec le Moyen-Pays (et tout à voir avec le bassin cannois…).

Mme Tabarot et son frère – conseiller général de Cannes Centre – étaient en guerre contre le député-maire de Cannes M. Brochand, et voulaient donc l’isoler au prix de n’importe quelle incohérence.

On a donc vu M. Leleux expliquer (péniblement) qu’une (éventuelle) communauté d’agglomérations de 155 000 habitants répondrait mieux aux intérêts de la population que l’actuelle communauté Pôle-Azur-Provence (65 000 habitants) et que Le Cannet et Mandelieu faisaient partie du bassin de vie grassois…

M. Leleux a retenté son coup par trois fois.
Trois fois, il n’a pas réussi à convaincre le conseil communautaire qu’il préside.
Son projet a donc été mis en échec.
Heureusement! Car les temps changent et les logiques aussi.

Adversaire acharné et frère ennemi politique du maire de Cannes, le maire de Mandelieu, Henri Leroy  a mené toute sa campagne des élections législatives dans la 8ème circonscription (Cannes-Antibes) sur « une seule promesse« : « réaliser l’intercommunalité entre Mandelieu-Cannes-Le Cannet et Mougins qui représentent un même espace de vie« .

Ah bon! « L’espace de vie » n’est plus avec Grasse et le Pays Grassois (ce qui est évident en 2007 mais ne l’était pas en 2004-2005…) mais avec Cannes.
Et l’intérêt des populations, dans tous ces jeux de petits – et éphémères – féodaux, il est où, MM Leroy et Leleux?

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