QUARANTE ANNEES APRES SON ASSASSINAT, LE CHE REVIENT GAGNER UN AUTRE COMBAT.


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Le 9 octobre 1965 en Bolivie, Ernesto Che Guevara, blessé et sans armes, était froidement abattu sur ordre de Washington.

Quarante années plus tard, le monde a changé. La Bolivie aussi. Elle s’est donnée pour la première fois un président d’origine indienne.
Evo Morales qui a engagé une série de grandes réformes progressistes et développé des relations avec Cuba.

En juillet 2007, 100.000 Boliviens avaient retrouvé la vue dans le cadre de l’opération « Milagro » (Miracle) de coopération sanitaire internationale organisée par Cuba.
Douze centres ophtalmologiques forts de 266 médecins et chirurgiens, 20 hôpitaux en 2006 et autant en 2007 ont été ainsi offerts à la Bolivie par Cuba en dépit du blocus imposé par les États-Unis.
Tous les Boliviens bénéficient gratuitement de l’opération « Milagro ».
En hommage au Che -victorieux- ce texte du journaliste Hector Arturo paru dans « Granma » qui méritait d’être traduit et connu.

Que l’on lise bien ce nom : Mario Terán.
Demain, personne ne s’en souviendra, comme ça a déjà eu lieu il y a quatre décennies quand il fut cité aux informations. Mais aujourd’hui, je demande qu’au moins pour un instant, on garde bien ce nom en mémoire pour que personne n’oublie et que chacun juge.

Le fils de ce monsieur s’est présenté au journal « El Deber », de Santa Cruz en Bolivie en demandant que l’on publie un article remerciant les médecins cubains qui ont rendu la vue à son vieux père grâce à une opération de la cataracte, réalisée dans le cadre de l’opération « Milagro » qui a été un véritable miracle.

Le père de ce Bolivien reconnaissant est Mario Terán. Peut-être que ceux qui sont un peu plus âgés, ont déjà entendu ce nom. Les jeunes sans doute, jamais.
Mario Terán est le sous-officier qui a assassiné le Commandant Ernesto Che Guevara le 9 octobre 1967 dans la petite école de la Higuera.

Lorsqu’il reçut l’ordre de ses chefs, il dut boire pour trouver le courage de l’accomplir.
Il raconta ensuite à la presse qu’il tremblait comme une feuille devant cet homme qu’il vit à ce moment là « grand, très grand, immense ».
Le Che, blessé et désarmé, assis sur le sol en terre de la pauvre école, le regarda qui hésitait et tremblait. Il trouva tout le courage qu’il manquait à son assassin pour ouvrir sa chemise vert olive usée, découvrir sa poitrine et lui crier : « Arrête de trembler et tire ici puisque tu vas tuer un homme !».
Le sous-officier Mario Terán, obéissant aux ordres des généraux R. Barrientos et A. Ovando, de la Maison Blanche et de la CIA, tira sans savoir que ces blessures mortelles ouvriraient à ce cœur de nouveaux espaces et qu’il continuerait de marquer le temps des brasiers.

Même mort, le Che ne ferma pas ses yeux continuant d’accuser son assassin.

Aujourd’hui, Mario Terán n’a pas eu à payer un seul centime pour son opération de la cataracte faite par des médecins cubains, dans un hôpital offert par Cuba et inauguré à Santa Cruz par le président Evo Morales.

Maintenant âgé, il va pouvoir à nouveau apprécier les couleurs du ciel et de la forêt, profiter du sourire de ses petits-enfants et assister aux parties de foot.
Mais il ne sera certainement jamais capable de voir la différence entre les idées qui l’ont conduit à assassiner un homme de sang froid et celles de cet homme qui avait donné l’ordre aux médecins de la guérilla de traiter de la même façon ses compagnons d’armes et les ennemis blessés.
Il le fit en Bolivie comme il l’avait toujours fait dans les montagnes de Sierra Maestra suivant ainsi les consignes du Commandant Fidel Castro.

Que l’on retienne bien ce nom : Mario Terán.
Un homme élevé dans l’idée de tuer qui retrouve la vue grâce aux médecins qui partagent les idées de sa victime.
A quatre décades de la tentative de Mario Terán de détruire par son crime un rêve et une idée, le Che revient gagner un autre combat.
Et il continue sa bataille.

Hector Arturo. « Granma ».

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One Response to QUARANTE ANNEES APRES SON ASSASSINAT, LE CHE REVIENT GAGNER UN AUTRE COMBAT.

  1. Jacqueline dit :

    …Comme quoi l’internationalisme n’est pas un slogan creux, sauf pour nos médias « libres »…
    A méditer!

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