PARAGUAY: UN PEUPLE OUBLIE SORT DE L’OMBRE


Paraguay: capitale Asuncion. Un pays, le premier d’Amérique Latine a être devenu indépendant en 1811, « coincé » entre le Brésil, l’Argentine et la Bolivie.
Une terre indienne guarani marquée au XVIIIème siècle par une expérience unique de communisme villageois organisé par les Jésuites qui connut sous la férule de José Gaspar de Francia -dont Augusto Roa Bastos fit le héros de son livre « Moi, le Suprême »- puis sous les Lopez père et fils la seule période, 44 ans, de réelle indépendance de son histoire.

Un pays convoité par ses voisins, par les multinationales anglaises et étasuniennes qui provoquèrent de 1865 à 1870 et de 1932 à 1935 deux terribles guerres qui décimèrent entre 30 et 50 % de la population et le firent plonger dans le sous-développement.

A partir de 1945, le parti « Colorado » s’empara du pouvoir qu’il monopolisa -y compris sous la très longue dictature du général Alfredo Stroessner – pendant 61 ans.
Plus de six décennies de corruption, de clientélisme, de systèmes mafieux qui ont gangréné le pays.
32 % de la population en dessous du seuil de pauvreté.
Des milliers d’emprisonnés, de torturés, de disparus -3000!- parmi lesquels une figure éminente: Antonio Maidana, secrétaire général du parti communiste paraguayen.

Le 20 avril, les Paraguayens ont relevé victorieusement la tête.
En dépit de toutes les manœuvres et pressions intérieures intérieures et extérieures, ils ont élu un ancien maître d’école publique, l’ex « Evêque des pauvres », Fernando Lugo.
Quel chemin que celui de cet ex évêque – dont le père a été emprisonné 20 fois par la dictature et deux des frères expulsés du pays – devenu le 20 avril dernier le candidat victorieux de l’Alliance Patriotique pour le Changement (APC).

« Le petit peuple est aussi capable de l’emporter » a déclaré dans son prier discours le nouveau Président du Paraguay.
 » Le changement s’est imposé » explique-t-il à Diario Publico. « Non seulement un changement de personne, de parti, mais un changement structurel, un changement de modèle du vivre ensemble, un changement de modèle social, de modèle d’Etat, un changement dans la manière de faire de la politique.
(…) La démocratie est représentative et sera participative.
Nous ouvrirons les canaux nécessaires pour que cette participation passe dans la pratique et soit effective
« .

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